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l'Essentiel de la Pratique
Une liste incomplète de nos Pratiques Essentielles
- Vivre dans le moment présent
La pleine conscience est l'énergie générée par une personne qui est pleinement consciente de ce qui se passe dans le moment présent. C'est une pratique continue, qui consiste à toucher profondément la vie à chaque instant de notre vie courante. Être pleinement conscient c'est être vraiment vivant, vraiment présent, et faire « un » avec ceux qui sont autour de nous et avec ce que nous sommes en train de faire. Nous établissons une harmonie entre notre corps et notre esprit pendant que nous lavons la vaisselle, conduisons la voiture ou prenons notre douche.
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Retourner chez-soi
je suis arrivé, je suis chez moi
je suis ici maintenant
je suis solide, je suis libre
dans la réalité ultime je m'établis.
« Lorsque nous voulons toucher la dimension ultime de la fleur nous devons être là. Nous devons concentrer notre attention sur ce qui est et toucher la dimension historique de la fleur profondément. A ce moment nous touchons sa dimension ultime. Nous n’avons pas besoin de rejeter la dimension historique pour toucher la dimension ultime. C’est la différence de vue sur Dieu qu’il y a entre Bouddhistes et Chrétiens.
Si vous rejetez les vagues il n’y aura pas d’eau. Pour toucher la vague il n’est pas nécessaire de toucher la notion de la vague mais il suffit de toucher la vague en elle-même. De la même façon vous pouvez toucher seulement la notion de fleur mais il est aussi possible de toucher la réalité de la fleur. Si vous êtes libéré de notions vous pouvez toucher la fleur profondément et à ce moment vous touchez la dimension ultime de la fleur.
C’est merveilleux de savoir que le non-moi, et l’impermanence sont des clés qui permettent de débloquer la réalité. C’est pourquoi avec la pleine conscience vous touchez tout ce qui vous entoure, vous vous touchez vous-même et en vous touchant profondément vous vous débarrassez des notions de moi, de non-moi, de permanence, d’impermanence. A ce moment les choses se révèlent à vous de façon profonde et vous touchez la dimension ultime. » (Thich Nhat Hanh)
- Méditation assise
La méditation assise est un moyen de retourner chez soi et de prendre soin de soi. Nous nous asseyons le dos bien droit et retournons à notre respiration. Nous portons notre pleine attention à ce qui se passe à l'intérieur et autour de nous. Nous laissons notre esprit devenir ouvert et sans limites et notre cœur doux et aimant.
Pendant la méditation assise nous réalisons que nous pouvons être un avec ce qu'il y a à l'intérieur de nous: notre douleur, notre colère, notre irritation ou notre joie, notre amour, notre paix. Nous sommes seulement avec ce qui est là sans nous laisser entraîner. Laissons ce qui est là apparaître, s'installer puis repartir. Nul besoin de rejeter ou de réprimer une pensée, ni de prétendre qu'elle n'est pas là. Observez les pensées et les images de votre esprit avec un regard tolérant et amical. Nous sommes libres et nous demeurons immobiles et calmes en dépit des orages qui peuvent éclater en nous.
- Le Partage sur le Dharma
La période de discussion et de partage est une occasion de nous enrichir mutuellement de notre expérience et de notre vision profonde. C'est le moment de parler de votre joie, de vos difficultés et de poser vos questions sur la pratique de la pleine conscience. En pratiquant l'écoute profonde pendant qu'une personne parle, nous contribuons à créer une atmosphère calme et recueillie.
Le but de ce partage est que vous parliez de votre propre expérience, en laissant tomber les idées abstraites et les théories. Nous nous apercevons qu'en fait beaucoup d'entre nous éprouvent les mêmes difficultés et que nos aspirations se rejoignent. S'asseoir, écouter et partager ensemble nous permettent de constater une fois de plus les liens qui nous unissent les uns aux autres. Nous attirons votre attention sur le fait que ce qui est dit pendant le partage reste confidentiel.
- Méditation Marchée
Quel que soit l'endroit où vous vous trouvez, vous pouvez pratiquer la méditation marchée. Il suffit de prendre conscience que vous êtes en train de marcher. Pendant la méditation marchée, nous marchons juste pour le plaisir de marcher, avec liberté et solidité, sans nous dépêcher. Nous sommes présents à chacun de nos pas. En silence
Pendant la marche méditative, vous pouvez vous arrêter et regarder autour de vous pour voir comment la vie est merveilleuse: les arbres, les nuages blancs, le ciel infini. Écoutez les oiseaux, savourez la brise légère. La vie est tout autour de nous, nous sommes vivants, en bonne santé, capables de marcher en paix. Marchons comme une personne libre et sentons nos pas devenir plus légers au fur et à mesure que nous marchons. Exprimons notre gratitude et notre amour à la Terre. Apprécions tous les pas que nous faisons, chaque pas nous nourrit et nous guérit.
- Inter-être
"Si vous êtes poète, vous verrez clairement un nuage flotter dans cette feuille de papier . Sans nuage, il n’y aurait pas de pluie ; sans pluie, les arbres ne pousseraient pas ; et sans arbre, nous ne pourrions pas faire de papier. Le nuage est essentiel pour que le papier soit ici devant nous. Sans le nuage, pas de feuille de papier. Ainsi, il est possible de dire que le nuage et la feuille de papier "inter-sont". Le mot "inter-être" ne figure pas encore dans le dictionnaire, mais en combinant le préfixe "inter" et le verbe "être", nous obtenons un nouveau verbe, inter-être. Sans nuage, nous n’aurions pas de papier ; nous pouvons donc dire que le nuage et la feuille de papier inter-sont.
En regardant encore plus en profondeur dans cette feuille de papier, nous y voyons aussi le soleil. Sans soleil, la forêt ne pourrait pousser. En fait, rien ne pourrait pousser, nous ne pourrions nous développer. Par conséquent, nous percevons aussi la présence du soleil dans cette feuille de papier. Le papier et le soleil inter-sont.
En continuant d’observer, nous découvrons également le bûcheron qui a coupé l’arbre et l’a amené à la fabrique de papier. Et nous voyons aussi le blé : nous savons que cet homme n’aurait pu vivre sans son pain quotidien. C’est pourquoi le blé qui a servi à la confection du pain dont s’est nourri le bûcheron, est présent dans cette feuille de papier. Et le père et la mère du bûcheron y sont également. Si nous observons de cette manière, nous remarquons que, sans tous ces éléments, cette feuille de papier ne pourrait exister.
En examinant encore plus profondément, nous y découvrons aussi notre présence. Ce n’est pas difficile à voir : lorsque nous regardons cette feuille, celle-ci fait partie de notre perception. Votre esprit s’y trouve et le mien aussi. Par conséquent, nous pouvons dire que tout est présent dans cette feuille de papier. Il vous sera impossible de me montrer une seule chose qui n’y soit pas - le temps, l’espace, la terre, la pluie, les minéraux du sol, le soleil, le nuage, la rivière, la chaleur. . . Tout coexiste avec cette feuille de papier. Voilà pourquoi je pense que le mot "inter-être" devrait être dans le dictionnaire. "Etre, c’est inter-être". Vous ne pouvez pas "être" simplement par vous- même. Vous devez forcément inter-être avec toutes les autres choses. Cette feuille de papier est parce que tout le reste est.
Supposez que nous essayions de retourner un seul de ces éléments à sa source. Supposez que nous renvoyions sa lumière au soleil. Pensez-vous que l’existence de cette feuille de papier soit alors possible ? Non, sans la lumière du soleil, rien ne peut exister. Si nous retournions la bûcheron à sa mère, nous n’aurions pas non plus de papier. Le fait est que cette feuille est uniquement constituée d’éléments "non-papier", et que, si nous retournions ces éléments "non-papier" à leurs sources respectives, il n’y aurait alors plus de papier du tout. Sans ces éléments "non-papier", tels que l’esprit, le bûcheron, la lumière du soleil, etc., il n’y a pas de papier. Aussi fine que soit cette feuille, elle contient en elle-même tout l’univers." (Thich Nhat Hanh)
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